Le lavoir de Lavergne

Lavergne:

A 2,600 km du bourg de Bayac.
Canton de Beaumont du Périgord, arrondissement de Bergerac

Cartographie IGN : Série Bleue 837 Est et 1937 Ouest.
Référence au méridien international: Longitude 00° 43' 21" Est
atitude 44° 47' 30" Altitude du lavoir 90 m.

Lavergne, une trentaine d'habitants, comprend deux hameaux bien distincts: Lavergne haute et Lavergne basse. L'axe de communication avec le bourg se situe près de la bifurcation des routes de Monsac et de Naussannes.
Dans les bois, on peut trouver tout un réseau de sentier pédestre communal et privé dont les chemins sont cintré par des murailles en pierres sèches dont une bonne partie et encore en état.

L'activité des habitants était essentiellement, l'agriculture et l'exploitation de carrières à minerai.
Le gisement situé à Lavergne était encore exploité il y a peu de temps et on transportait fréquemment, de ce village à la gare de Couze, du minerai et aussi des scories contenant encore de 50 à 60 % de fer et qui avaient été incomplètement traitées par les forges rudimentaires qu'on employait autrefois.
Le minerai, dont les gisements se révèlent assez nombreux sur la commune, était également traiter dans le haut fourneau des forges au lieu dit «le Colombier».

On remarque dans le premier de ces hameaux une ancienne maison d'aspect confortable ayant appartenu à la famille de Montaigut.

 

Le lavoir de Lavergne et la fontaine des Jasses (Lavoir à ciel ouvert)

Cadastre section B feuille 3 propriété de la commune de Bayac.

Sans doute le plus beau et le plus surprenant lavoir de la commune du fait de son aspect et du cadre qui l'entoure, il se situe en contre bas d'un coteau boisé et donnant accès sur une prairie de pâture. La fontaine et le lavoir installés au fond d'une combe forment une sorte d'amphithéâtre limitée par des rochers formant des abris sous roche.

On y accède soit par le village de Lavergne en prenant un chemin communal bâti en pierres sèches, soit par le bourg en prenant le chemin « du rocher du corbeau». Notons que la distance par ce dernier est relativement importante. Il est entouré par un ensemble de bois et de prairie.

Le lavoir est entièrement construit en pierres de taille ainsi que les «planches à laver» qui apparaissent au nombre de 7.
Il est formé de trois partie reliée entres elles par des conduits en pierres de taille et des trous faisant office de passage d'eau.

Dans la première partie, à la fois creusée dans la roche et à ciel ouvert, se situe la source du lavoir. La salle est d'une profondeur de 2,20m; la source vient du sol et remplit le réservoir sur sa hauteur. Notons la présence, au pied du mur, d'une cavité d'environ 0,10m de haut et 0,40m de profondeur.

La deuxième partie constitue un sous-sol accessible par des escaliers (9 marches). Au fond de cette «cave» on trouve, sur la gauche, une cavité en
pierres de taille bien en deçà du niveau du sol (2,20m environ). Pour faire fonctionner l'édifice, on descendait par ces escaliers pour mettre une bonde au fond; ceux qui avait pour conséquence de monter le niveau d'eau dans la 2em partie jusqu'au remplissage de la 3em partie.

La troisième partie représente la zone construite pour les lavandières. Toute en pierres taillées, le lavoir est de pentagonale. Le fond de celui-ci est également pavé de pierres. Le trop plein du lavoir s'évacuait dans les prés par un conduit en pierres de taille.

Les planches à laver sont imbriquées dans les murets du lavoir et sont disposées sur les trois côtés fonctionnels de celui-ci. Elles sont au nombre de 7 et réalisées en pierres de  taille. Point remarquable à signaler, on voit nettement sur chaque pierre, les stries et l'emplacement des genoux des lavandières.

Malheureusement, la source semble en partie tarie.